Lorsque le réveil sonne à 3h30 ce mercredi 18 avril, mon premier réflexe est d'ouvrir les volets afin de m'assurer que les prévisions météo de la veille étaient pour une fois les bonnes. 

 

Ben non ! La pluie annoncée seulement pour l'après-midi avait déjà fait son apparition. Ce n'est pas dramatique, mais le beau temps pour les sorties plein air conditionne tout de même un peu la réussite de la journée, surtout en altitude.
 

Aujourd'hui, nous avons rendez-vous à 5 heures au chalet des gardes de St Antoine pour le comptage de chamois organisé tous les trois ans par l'Office National des Forêts (ONF).

 

Ce recensement a pour théâtre le somptueux massif du Ballon des Vosges partagé à cet endroit là entre l'ACCA de Lepuix-Gy (côté Territoire de Belfort) et la chasse privée de la forêt Domaniale de St Antoine, sur la commune de Plancher-les-Mines (côté Haute-Saône).

 

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Une petite demi-heure de route et nous voilà à pied d'oeuvre pour retrouver une quarantaine d'autres bénévoles, chasseurs ou non chasseurs tentés par cette petite aventure. La pluie très froide n'a pas gommé les sourires et c'est dans la bonne humeur que Michel, le maître d'oeuvre, entame le briefing.

 

Côté Territoire de Belfort, sous la houlette de Steven, les mêmes préparatifs sont en cours car cette opération doit se dérouler simultanément sur les deux vallées. En tout, nous serons environ 80 et nous couvrirons plus de 2000 hectares.

 

A 5h40, les premières équipes démarrent pour rallier les postes fixes à la lampe frontale. Sandrine a tiré le gros lot, elle se trouvera au sommet de la piste de ski (la noire) à 1100 m d'altitude de la bien nommée "Planche des belles filles". Vu les conditions, "les belles filles" ne se bousculent pas, quant à la paire de jumelles, elle restera dans l'étui pendant les trois heures qui vont suivre.

 

L'appareil photo, lui, peut tout de même être utilisé au bénéfice d'une "mini"éclaircie !

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Quant aux traqueurs, nous sommes véhiculés en partie jusqu'à nos points de départ. Nous progresserons par équipes de deux pour un top départ général à 6h30.

 

Au fur et à mesure de l'ascension, la pluie se transforme en neige rendant la visiblité très médiocre, mais cette ambiance feutrée à la pointe du jour n'est pas désagréable du tout. En plus, ce petit tapis blanc nous permet de voir le pas des animaux fuyant devant nous. Les consignes sont de réaliser une traque silencieuse afin de pousser tranquillement les habitants des lieux vers les postes d'observation sans les apeurer inutilement.

 

Deux cents mètres après le départ, j'ai la chance de déloger un brocard, plus tard, c'est un très gros chamois qui a attendu mon arrivée avant de détaler majestueusement. Impossible d'identifier le sexe. Le temps de sortir l'appareil photo de ma poche et de celle en plastique qui le protégeait de l'humidité, il avait disparu dans le brouillard. On notera donc : "sexe indéterminé" sur le rapport et ce sera tout pour le restant de cette ballade en travers de pente réalisée en un peu plus d'une heure trente sans grosse difficulté.

 

Vers 9h30, tous nos semi-montagnards d'un jour sont rentrés, certains enthousiasmés par la beauté des paysages et celle des animaux observés, d'autres rigolant de leur infortune pour avoir passé leur temps englobés dans un épais brouillard sans aucun espoir de voir quoi que ce soit.

 

Ce comptage nécessite un certain effort de la part de chacun mais il est largement récompensé par un grand moment de convivialité où nous retrouvons entre autres les habitués de ces sorties. Quant aux novices, ils ont immédiatement été adoptés par la joyeuse bande constituée pour l'occasion.

 

Enfin, un bon casse-croûte ponctuait la fin de cette matinée.cha3

Quoi de plus agréable de partager ces moments rares dans une ambiance décontractée mais tout de même studieuse le temps du comptage. Certains sont parfois venus de très loin, quelques-uns sans connaître les lieux, d'autres sans expérience, mais tous se sont retrouvés avant le lever du jour, sous la pluie et se sont quittés quelques heures plus tard, trempés mais heureux.

 

Les seules photos valables, nous les devons à Serge, l'adjudicataire des lieux. Une première nous montre deux animaux qui se dérobent en contrebas, une deuxième avec un magnifique spécimen qui semble se demander pourquoi ce bipède est venu le déranger à cette heure là. C'est la même question que doit se poser la chevrette rencontrée au hasard de la traque à travers la brume, un cliché presque surréaliste, bravo et merci Serge. cha13

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C'est maintenant l'heure du bilan que commencent à affiner Michel et Ludo.

Au total, des deux côtés, ont été recensés :

 

71 chamois, mais nous savons qu'en fonction des conditions météo, deux ou trois chevrées sont passées à travers

 

29 chevreuils

 

3 sangliers

 

3 lièvres

 

3 renardscha7

Les conclusions à chaud de l'ONF font état d'une très forte augmentation des chamois côté Territoire de Belfort, la population est saine et bien implantée.

 

Malheureusement, pas d'observation de coq de bruyère, mais cela n'a rien d'étonnant car Lydie qui s'en occupe depuis plusieurs année avait dû les évacuer momentanément de la zone pour ne pas qu'ils soient dérangés. Enfin, ce ne serait pas étonnant tant elle les chouchoute...

  

Evidemment, Falko, toujours égal à lui même, reste extrêmement concentré sur l'enjeu important de cette journée de comptage... Sacré Falko !

 

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A moins que ce ne soit notre François (à gauche sur la photo ci-dessous), vosgien de pure race (et ce n'est pas peu dire !) qui lui ait donné des idées ? 

 

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Non non, on ne veut pas savoir ce que tu étais en train de faire....

Sacré François aussi !!!

    Michel

 


 

 

Lorsqu'on parle de chamois, il y a un personnage incontournable et c'est l'occasion pour nous de saluer un grand montagnard (un vrai celui-là). En effet, qui mieux que notre ami Jacques Puthod, conducteur UNUCR avec Callie et auteur d'un magnifique ouvrage intitulé la haute quête du chamois, pour parler de ce magnifique animal ? Personne sans doute ! Tu as dû bien rigoler en lisant ce récit d'amateurs, toi qui gravis toute l'année et par n'importe quel temps, les pentes vertigineuses de tes Alpes chéries. En fait, le Ballon d'Alsace pour toi n'est certainement qu'un vulgaire monticule, pas plus !cha6

  

 

 

Par UNUCR 90 - Publié dans : Activités de la délégation
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Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 15:22

Et oui, depuis la fin du mois de janvier, le matériel est rangé et pour la première fois, cette année, nous avons poussé un « OUF ! » de soulagement, nous avions hâte que cette saison se termine.

 

En fait, la recherche au sang c'est comme la vie en général, il y a des hauts et des bas, des peines et des joies, des saisons avec et des saisons sans. Celle de 2011-2012 a apporté pour nous son lot de difficultés.


Le bilan final des animaux recupérés est faible en ce qui nous concerne, nous avons parcouru beaucoup de kilomètres derrière des animaux encore bien trop souvent tirés sur le tiers avant, avec pour conséquence, des balles de mâchoire, de gorge ou d'apophyse qui les font aller loin et rendent difficiles nos interventions. Qui plus est, dans la plupart des cas, ces blessures entraînent leur mort à plus ou moins long terme.

 

Le Le sanglier ci-dessous a eu «la chance» si l'on peut dire, de croiser la route d'un de nos amis (un autre Michel) conducteur de Haute-saône alors qu'il rentrait de recherche. La blessure a été estimée à une quinzaine de jours, il déambulait le long d'une route. Nous en avons déjà parlé, mais ces images « choc » sont comme une piqûre de rappel qui est de temps en temps nécessaire.Mâchoire


Depuis plusieurs années, lors de nos différentes interventions auprès des acteurs du monde de la chasse, nous martelons et martèlerons encore que le tir de cou ou de tête ne devrait résulter que d'un tir accidentel. Lorsqu'on décide d'appuyer sur la queue de détente il faut le faire pour tuer. Le projectile doit atteindre la zone du coffre et rien d'autre. Il va alors endommager gravement un organe vital (coeur, foie, poumon,etc...) et provoquera inévitablement une hémorragie plus ou moins rapide entraînant son incapacité à fuir très loin pour qu'il puisse être récupéré. En outre, cette partie médiane de l'animal offre la plus grande surface alors pourquoi s'en priver. Bien évidemment une balle qui frappe la tête au niveau de l'oreille ou fracasse la colone vertébrale va tuer net, mais combien de tireurs sont capables de réaliser ce tir ?

 

Une multitude de facteurs entrent en jeu, à commencer par la possession d'une carabine bien réglée, une courte distance et du sang froid. Tirer n'est pas un jeu ou un amusement pour épater les copains, sinon, il faut aller au stand ! Et, justement, le stand, beaucoup d'entre nous seraient bien inspirés de le fréquenter au moins une fois par an, en début de saison par exemple ou en cas de doute afin de vérifier les réglages. En fait, cette précaution devrait devenir obligatoire lorsqu'on posséde un organe de visée tel que lunette ou point rouge.

 

Si vous en doutez, nous vous proposons à la fin de ce récit, un article résultant d'une étude de l'ANCGG. Vous verrez, c'est édifiant.

 

En résumé, si pour certains cela paraît une évidence, pour d'autres, malheureusement de plus en plus nombreux y compris chez les jeunes qui ont pourtant reçu une formation, force est de constater qu'il y aura toujours des imbéciles - n'ayons pas peur des mots - qui pour des raisons diverses visent la tête ou le cou.

 

Est-ce une question d'orgueil pour se glorifier d'avoir placé «une bonne balle», est-ce une question de venaison ? Les deux certainement, peu importe, en tout cas dans la plupart des cas, la balle atteint la mâchoire, l'oesophage ou le haut du cou et là, pas la peine de vous faire un dessin !

 

Ci-dessous la photo d'une bête victime d'un tir d'apophyse datant au minimum d'une semaine. Les chiens du traqueur qui nous a envoyé la photo l'ont tenue au ferme, la fièvre générée par blessure l'empêchait de courir. Elle a été bloquée par les chiens et déclarée inconsommable.

 

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Forcément, dans ces cas de blessures, nous faisons un maximum pour tenter de retrouver l'animal, mais forcément aussi, de son côté, il fera tout pour nous échapper, ses membres et tous ses organes vitaux sont intacts alors ce sont de longues recherches sur plusieurs kilomètres qui nous conduisent à un moment ou à un autre à arrêter le chien parce que nous savons que l'animal sera imprenable.

 

Pour de nombreuses recherches nous n'avons comme indices que du poil et du sang et souvent le tireur ne peut pas donner d'indication sur la réaction du gibier. Il a seulement vu du sang en contrôlant son tir, quand ce contrôle est fait évidemment, ce qui n'est pas toujours le cas. Souvent nous sommes tentés d'arrêter au bout d'un ou deux kilomètres en disant « il doit être simplement éraflé, il s'en sortira ! ». En réalité, on n'en sait rien, impossible d'émettre une quelconque hypothèse alors, comme le chien travaille, nous continuons en ayant toujours l'espoir d'entrer en contact avec lui ou qu'il nous montre des signes de faiblesse en évitant certains obstacles. Même après plusieurs kilomètres nous aurons toujours un doute sur la gravité de la blessure tant les animaux sauvages sont résistants comme nous l'a encore une fois enseigné la recherche vécue au mois d'octobre dernier (article « Incroyable mais vrai !).

 

Nous essayons pourtant de tout faire comme cette année où, par exemple, nous sommes intervenus sur un très gros sanglier avec la mâchoire cassée : il prenait tous les chemins, toutes les voies claires pour éviter de se faire encore plus mal. Nous avons pu le relever (sans le voir) au bout de 5 km. Il a pris la direction d'une chasse privée dont on nous a dit qu'elle ne serait pas chassée avant plusieurs semaines. Nous avons donc pris la décision de poursuivre le lendemain matin dans l'unique but de le chasser de cette zone. Après plus de trois heures et environ la même distance que la veille, nous l'avons de nouveau mis debout, là encore sans le voir, mais l'objectif était atteint car après plusieurs centaines de mètres de poursuite, il a pénétré sur un autre territoire où la pression de chasse est plus régulière, en espérant qu'il soit rapidement euthanasié.

 

Nous savions pertinemment qu'en poursuivant cette recherche le lendemain nous ne pourrions pas « prendre » cet animal. Notre seul souhait était qu'il fuie vers un secteur chassé. Au regard des résultats c'est bien entendu un échec pour notre équipe puisque nous ne récupérons pas le sanglier, mais nous avons rempli notre rôle en évitant qu'il ne reste cantonné dans un secteur où il aurait été abandonné à son triste sort pendant peut-être une longue durée. C'était la seule solution puisque nous ne pouvions pas le récupérer nous-mêmes.

 

Comme le disait Jean SIMON, le: « il risque plus que moi » devrait être pénalisé.

 

Il faut retenir que pratiquement toutes les balles de mâchoire, gorge ou apophyse donnent lieu à l'abandon de la recherche après de nombreux kilomètres.

 

De même, les chevreuils tirés à plomb à trop longue distance sont souvent difficiles à retrouver par manque de sentiment pour le chien et là encore nous avons arrêté des recherches sans aucune idée de l'importance des blessures occasionnées. Un peu de baume au coeur tout de même en fin de saison avec un chevreuil tiré à plomb que deux chiens courants avaient mis au ferme puis certainement tué car l'un d'eux est revenu avec du sang sur son pelage. A la suite d'un appel tardif du tireur qui l'a cherché toute la journée avec ses amis, nous avons entamé la recherche quasiment 24 heures après. Volga a dû déployer tout son talent et toute sa ténacité (elle a perdu le pied pendant plus d'un quart d'heure) pour nous conduire à ce magnifique brocard mort depuis la veille. Cela reste exceptionnel car la plupart de nos recherches sur chevreuil tiré à plomb (Territoire de Belfort) sont vouées à l'échec.

 

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di2Malgré tout, les appels pour rechercher les chevreuils sont de plus en plus nombreux, c'est un point positif qui mérite d'être souligné, car il y a quelques années cette espèce était souvent négligée. Certains chasseurs nous avaient même demandé à l'époque si nous intervenions aussi sur les chevreuils.... Ca en dit long quand même, non ? Mais au moins, les choses ont progressé de ce côté là.

 

Bon, bref, cette saison ne restera pas dans les annales. Imaginez que nous avons enchaîné trois semaines d'affilée (environ 15 interventions) sans pouvoir récupérer un seul animal, le moral en prend un coup. Alors, terminons ce paragraphe avec un peu d'humour et l'explosion de joie incontrôlée qui s'ensuit lorsque, en cette fin d'après-midi, après deux heures de recherche et une en poursuite, la poisse s'arrête enfin. La veste témoigne des séances de «ramping» répétées... ces moments là ne s'inventent pas !

 

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Enfin pour clore définitivement ce chapitre, nous ne garderons que les bons moments vécus au cours des diverses sorties et surtout le travail phénoménal que sont capables d'accomplir les chiens en toutes circonstances. Volga et Thaïs sont devenues des horloges, notre rôle se cantonne maintenant à les conduire sur place et à les suivre. Nous ne regardons même plus s'il y a des indices ou pas, nous suivons. Quant à Falko, il devra attendre encore un peu avant de leur arriver à la cheville. On ne devient pas chien de sang du jour au lendemain mais nous savons que le «déclic» va se faire, il faut être patient. Il vient seulement d'avoir deux ans. Nous estimons que deux ans encore seront nécessaires pour qu'il abandonne définitivement l'appétence que lui procurent les voies chaudes.

 

Nous garderons aussi le souvenir de cet énorme sanglier qui a attendu que nous soyons à moins de dix mètres de lui pour qu'il décide de démarrer sous des orties, dans un fracas de branches et disparaître avant même que nous ayons pu dire ouf ! Il a dégagé à cet instant une impression de puissance insoupçonnable, nous sommes restés comme deux ronds de flanc (non trois, avec l'accompagnateur) Une pensée furtive a ensuite traversé nos esprits : « heureusement il n'est pas venu vers nous, sinon, il allait nous imposer un exercice de haute voltige pas vraiment désiré... ». Mais quel spectacle !

 

En ce qui nous concerne, cette année, il n'y a pas eu de casse, par contre, il n'en a pas été de même pour notre ami et voisin du Doubs Jean-Noël BOILLON. En effet, en novembre dernier, au cours d'une recherche périlleuse sur sanglier, une pierre a cédé sous son pied occasionnant une chute de 30 mètres. Le bilan est assez lourd au niveau des fractures. La chance dans son malheur, si on peut dire, c'est la carabine qu'il portait dans le dos (fracassée en plusieurs morceaux) qui lui a, selon le chirurgien, sauvé la vie en protégeant sa colonne vertébrale. En chutant, Jean-Noël a eu le réflexe de lâcher la longe, évitant ainsi à son teckel de subir le même sort que lui. Depuis, il est quasiment remis et prêt comme au début à reprendre les recherches.

 

La trêve, c'est aussi le début des diverses interventions que nous faisons maintenant de façon systématique auprès des associations spécialisée telles que l'ADCGG 90. Les chiens sont toujours de la partie et ce soir là, Falko a pris un grand intérêt à suivre le cours sur l'UNUCR et à l'issue de la séance, il n'a pas oublié de remercier chaleureusement à sa façon, le président de l'avoir invité...Merci Gérard !falko ancgg2

 

falko ancgg1

 

Outre les formations, il y a aussi l'assistance à la FDC90 pour les divers comptages de gibiers, manifestement, Théo, notre fidèle accompagnateur, préfère ceux de jour à ceux de nuit...

 

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Thèo à mi-parcours

Théo à mi-parcours du comptage de nuit...

 

L'inter-saison, c'est évidemment la reprise des entraînements pour les jeunes chiens. Nous espérons toujours voir arriver de nouveaux conducteurs pour renforcer notre petite équipe. Cette année, notre voeu va peut-être s'exaucer puisque Raphaël et Gipsy, suivis de Patrice et Messie ont décidé de franchir le pas en s'inscrivant à l'épreuve. Ce sera au mois de mai, normalement les chiens sont prêts, il n'y a plus qu'à croiser les doigts.

 

N'oublions pas les excellents résultats en épreuve sur lièvre pour Gipsy avec un premier prix, ainsi que pour Gianna et Xavier qui nous accompagnent quelquefois au parc à lièvres.

 

Raphaël - Gypsi

 

patrice et messie


 

xavier -gianna

 

Martial est déjà passé par là en décrochant la timbale avec Ghemme. Cerise sur le gâteau, ils ont été élus meilleur tandem du jour. Bravo et surtout bonne chance pour les recherches cette année !

 

Martial - Gemma enfin je crois que c'est ça

 

Nos pensées accompagneront également Sandrine et Fidji du département de la Gironde ainsi que Xavier et Erwen de Montpellier. Nous suivons l'évolution du travail de leurs chiens depuis maintenant plus d'un an. Ceci a donné lieu à une multitude d'échanges de mails, de coups de téléphone et de visionnages de vidéos. C'est grâce à ce blog qu'il ont décidé d'aller au stage UNUCR et de former un chien, alors nous attendons avec impatience les résultats de l'épreuve qu'ils passeront en mai pour l'un et juin pour l'autre.

 

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erwen

  Erwen

xavier - erwen

Xavier avec un conducteur agréé de son secteur qui lui a retrouvé son brocard

 

Nous n'oublions pas non plus Catherine, des Vosges, qui passe cette année l'épreuve avec la petite Goodlux pour suivre les traces de « Madame Sérusé ».

 

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La trêve sera de courte durée puisque le 15 avril débutera la période des tirs d'affût en Alsace et par voie de conséquence la reprise des recherches, à un rythme tout de même moins soutenu que pendant la grande saison.

 

Pour terminer sur un petit clin d'oeil, disons que le mois d'avril, c'est le mois des carnavals et, comme vous pouvez le constater, Thaïs s'est déguisée à sa manière... Nous tenons tout de même à préciser que toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé n'est que pure coïncidence et que nous ne sommes pour rien dans le choix de son déguisement !

 

burka

Enfin, cette année, nous rejoindrons l'équipe d'encadrement pour les deux stages de formation UNUCR qui se dérouleront en Auvergne et en Lorraine.

 

Voilà, pour clôturer définitivement ce petit article destiné à vous donner quelques nouvelles, nous remercions l'ensemble des visiteurs qui ont pris la peine de nous lire. A ce jour, la barre des 10 500 est dépassée avec plus de 45 000 pages lues. Merci à vous tous.

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Par UNUCR 90 - Publié dans : Activités de la délégation
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 20:20

 

Depuis son agrément "chien de sang" en mai 2011, Falko qui aura deux ans au mois de mars prochain n'a jamais été confronté à des animaux lui faisant face. Soit ces derniers étaient déjà morts quand il les a trouvés, soit comme il y a quinze jours, la poursuite a duré plus de deux heures tambour battant, sans aboutir à la capture de l'animal. Il s'agissait d'un sanglier d'une centaine de kilos, que nous avons relevé rapidement (environ 800 m) mais qui a toujours gardé plusieurs longueurs d'avance. Il ne pouvait ignorer que nous étions sur ses talons tant la voix du chien a ébranlé continuellement la forêt et nos oreilles pendant toute la poursuite. Elle redoublait même d'intensité lorsque nous faisions une pause pour souffler un peu, nous mettant alors la tête comme une citrouille. Il était hors de question de le lâcher en raison de la proximité de routes et du risque encouru face à ce gros sanglier apparemment encore très vigoureux (la recherche a eu lieu seulement six heures après le tir). C'est dommage car il aurait certainement pu rattraper cette bête et lui imposer un ferme.

 

Nous attendions donc avec impatience le moment où le petit dernier allait devoir se mesurer à l'animal de recherche afin de connaître sa réaction et surtout essayer de déclencher chez lui cet instinct de prédateur qui devrait le motiver pour la suite de sa carrière.

 

Dimanche 15 janvier à 12h30, appel de Christian : "Salut Michel, on vient de blesser un sanglier de 50/60 kg ce matin, il a chargé un chasseur qui voulait s'en approcher pour le finir et il est rentré dans un épais sous la ligne électrique, on a arrêté là" .

 

En voilà un de plus qui a enfin compris que quand "c'est trop chaud" il faut laisser au minimum deux heures (voire quatre pour les gros) à l'animal pour se caler sinon ce sont des courses poursuites qui finissent la plupart du temps par des échecs. Nous pensons même que pour certaines blessures ne touchant pas d'organe vital, l'idéal serait de n'y aller que le lendemain.

 

Nous donnons rendez-vous à Christian pour 14 heures, il est membre d'une ACCA du Doubs accolée à deux grandes villes dont l'une est bien connue pour son club de foot et l'immense usine de voitures à l'emblème du lion, et l'autre pour sa fabuleuse saucisse. Bon, si avec tout ça vous n'avez pas localisé les lieux il va certainement vous falloir faire une petite révision de géographie !

 

Une fois sur place, nous retrouvons Christian accompagné de son fils Vincent, de Philippe et du tireur, Damien. Ce matin, ils ont levé une trentaine de sangliers remisés sous un observatoire qui sert de point de vue pour admirer la région. Au cours de la partie de chasse, l'endroit était quasiment désert, mais cet après-midi, c'est un défilé de voitures, vététistes, joggeurs et promeneurs. Il faut bien dire que le soleil brille, mais le vent du Nord ne permet pas à la température de monter au dessus d'un ou deux degrés.

 

A priori et heureusement, le sanglier blessé prend le sens de la descente. Philippe se tiendra tout en bas avec son fusil pour empêcher l'animal de descendre dans les maisons tandis qu' accompagnés de Christian, Vincent et Damien, nous démarrerons tout en haut, là où sont balisées les premières gouttes de sang. Vu les circonstances, Michel sera le seul armé.

 

Falko est mis sur la voie et il faut immédiatement contenir la fougue de sa jeunesse, il part dans tous les sens, il faut dire que la voie est récente, qu'il y a eu éparpillement des indices en raison de la poursuite juste après le tir. Plus loin, tout rentre dans l'ordre, le chien travaille en tirant très fort sur la longe, la pente est très accentuée et parsemée de cailloux, nous descendons en glissades.

 

Au bout de 400 m le chien nous conduit à l'entrée de l'épais. Au bout d'une vingtaine de mètres, les choses vont très vite, il donne immédiatement de la voix, je passe devant lui la bauge est là à quelques mètres, sous un tronc d'arbre, le sanglier vient de la quitter.

 

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Nous engageons la poursuite en même temps que claquent deux détonations, c'est Philippe qui vient de tirer. Nous sortons de l'épais guidés par un Falko des plus excité, l'animal se trouve devant nous à une cinquantaine de mètres, il est encore en vie mais n'ira pas plus loin, Philippe a mis un terme à sa cavale.

 

Le temps de le rejoindre, Falko tient le ferme à deux mètres, sa voix forte fait plaisir à entendre. Pour ne pas le laisser agoniser inutilement, Vincent dague rapidement le sanglier.

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Les blessures initiales se situaient sur une patte avant et une patte arrière, manifestement cet animal aurait eu du mal à survivre.  

ba5-copie-1  Patte arrière

 

Alors, même si nous aurions préféré pouvoir lâcher Falko en poursuite pour le faire réagir plus intensément, c'est déjà une petite avancée : il est arrivé à l'animal encore vivant achevé devant lui.

 

Il nous a de nouveau montré sa façon à lui de s'approprier la bête en se reposant dessus sans jamais donner un seul coup de dent. Par contre il ne supporte toujours pas d'en être écarté et de ce côté là, il n'y aura certainement pas d'amélioration. ba6-copie-1

 

ba7-copie-1  Que personne ne touche à mon sanglier !

 

Cette recherche était à la portée de n'importe quel chien déjà entraîné, c'est une histoire toute simple mais qui constitue un grand pas en avant pour la progression normale de ce chien qui, nous l'espérons, nous donnera totale satisfaction dans un an ou deux. Il a encore beaucoup de choses à apprendre, notamment la maîtrise de ses émotions, il est jeune et fougueux, laissons lui le temps.

   

Et pour tous ceux qui sont en train de former un chien ou qui souhaitent le faire, sachez que la première des qualités est la patience, car dans ce domaine rien ne s'acquiert en quelques mois. Sachez que l'on n'achète pas un chien de sang, on l'éduque pour qu'il le devienne et surtout qu'il ne faut pas baisser les bras si à un moment ou à un autre votre compagnon semble se désintérésser du travail que vous lui demandez. 

Certains d'entre vous vont se présenter à l'épreuve en 2012,

alors surtout au moment fatidique :

 faites confiance à votre chien !

Nous vous souhaitons par avance bonne chance.

Par UNUCR 90 - Publié dans : Recherches
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 14:23

Ceux qui nous connaissent ou suivent depuis longtemps nos aventures sur le blog doivent se souvenir de toutes les mésaventures qu'a vécues Athos, le chien de Sandrine, au cours des périodes de chasse : quasiment une journée entière en équilibre sur un tronc d'arbre au dessus d'une rivière en crue avant qu'on ne puisse le localiser et le récupérer, trois jours de cavale après avoir poursuivi une compagnie de sangliers (récupéré à 15 km du point de départ), combien de fois retrouvé sur la route plusieurs heures après la fin des battues... et j'en passe. Il aurait fallu l'équiper d'un collier émetteur si nous avions continué à chasser de façon régulière, mais comme nous le sortons de moins en moins en raison de l'augmentation des demandes de recherches d'animaux blessés nous en sommes restés au traditionnel collier fluo. 

Athos 

Pourtant en ce 24 décembre 2011, un collier de repérage aurait été très utile... 

  

Plantons tout d'abord le décor : nous voilà le jour de l'année où tout le monde s'affaire aux préparatifs de Noël, dans quelques heures ce sera le grand soir des rencontres familiales par excellence avec les échanges de cadeaux et le traditionnel festin dont les dindes se passeraient bien !

  

Ce matin, en ce qui me concerne, je rejoins un groupe d'amis pour une matinée de chasse qui se veut sympathique, sans aucun objectif de tableau, juste pour sortir un peu. Malheureusement, à 8 h, nous ne sommes que trois au rendez-vous de cette petite ACCA du Territoire de Belfort limitrophe avec le département de la Haute-saône.

Depuis Mandrevillars 

Le vent d'Ouest qui a soufflé très fort toute la nuit a certainement dissuadé les autres Nemrods restés bien au chaud dans leurs pénates en attendant de passer aux choses sérieuses plus tard dans la soirée. Il est vrai que le temps n'est pas engageant, il fait froid (2 ou 3°C maxi) dans une atmosphère très humide, mais heureusement la pluie a cessé au lever du jour.

 

Un quart d'heure après le rendez-vous, force est de constater qu'il ne faut plus espérer l'arrivée de renfort. Naturellement, les consignes sont alors vite données et les postes tout aussi vite distribués. Il ne nous reste plus qu'un chevreuil à tirer, quant aux sangliers, mis à part le respect des laies suitées, libre choix nous est donné quant au prélèvement.

 

Je vais donc traquer seul avec Athos. Sandrine me l'a laissé en garde pour passer les fêtes dans sa famille à 300 kilomètres de là.

 

A 8h30, je démarre en passant vers Pierrot resté "en retour" à la queue d'un étang. Dans ce secteur il y a de l'eau partout et, en raison des fortes pluies qui se sont abattues depuis la veille, même les fossés débordent.mir1

Athos ne met pas longtemps pour lever le premier chevreuil. Il est tiré et manqué, comme d'habitude (n'ayons pas peur des mots !), par Robert pourtant toujours posté là où il faut. Le chien poursuit sa menée chez les voisins, mais 5 mn plus tard, je perçois le son de sa voix, il nous ramène la bête.

 

Malgré un sprint d'une centaine de mètres, j'arrive trop tard, juste pour voir passer Athos, le chevreuil qui semble avoir beaucoup d'avance prend la décision de quitter le bois pour aller faire un large tour en plaine. Après une grande boucle à découvert, il revient en forêt presque à l'endroit où il a été levé. C'est là que le chien décide d'arrêter la poursuite qui a duré environ ¾ d'heure. Je le récupère, corne la fin de traque et rejoins le lieu de rendez-vous. Robert et Pierrot saluent le travail et la persistance du chien malgré les difficultés "aquatiques" qui se sont présentées à lui tels que ruisseaux, fossés gorgés d'eau et parcelles de bois inondées. J'en fais part à Sandrine qui ne cache pas sa fierté !

 

Nous décidons de traquer une autre partie de bois en limite de la Haute-Saône car de nombreuses détonations viennent de se faire entendre. Manifestement des bêtes noires sont sur pied et nous sommes sur leur parcours si elles décident de venir dans cette direction.

 

Dès les premiers mètres, je fais voler la deuxième bécasse de la matinée, Athos est déjà loin devant moi lorsqu'il lève deux chevreuils qui passent encore une fois vers Robert, cette fois il n'a pas tiré, car "ils allaient trop vite !". Oui, déjà que quand ils ne vont pas vite, c'est loupé, alors, dans ce cas là, c'est toujours une cartouche d'économisée... 

 

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Image d'archive

 

Je termine la traque seul car Athos est parti loin avec les animaux. A 11h, nous sommes tous les trois revenus aux voitures et bien que j'aie corné plusieurs fois, le chien ne revient toujours pas. Aucune inquiètude de ma part car il nous a habitués à des retours tardifs.

 

Trente minutes plus tard, je me renseigne auprès d'un promeneur, il a vu le chien en plaine, vers un étang, il partait en direction du village où j'habite en Haute-Saône. Je me rends immédiatement dans cette direction et je m'époumone à la pibole depuis un promontoire qui domine toute la vallée, je suis persuadé qu'il doit m'entendre ; bien sûr il m'entend, mais j'ignore qu'à cet instant il ne peut déjà plus ni bouger, ni aboyer. Alors j'imagine que le chien est hors de portée du son de ma cornette.

 

A 12h, toujours rien, je décide alors de rentrer chez moi des fois que le chien y soit déjà, en espérant qu'il ait pu passer entre les voitures, ce n'est pas la bonne heure et nous sommes à 5 mn du centre ville de Belfort, ça circule beaucoup.

 

Je dépose une couverture au lieu de rendez-vous du matin puis je quitte les lieux. C'est à ce moment là, me semble-t-il, que va se produire la première partie du miracle. En effet, j'ai la chance inouïe de croiser Evelyne qui part promener Tosca. Habituellement, elle sort sa chienne beaucoup plus tôt, mais aujourd'hui, une voix intérieure avait dû lui souffler d'attendre...

 

Un quart d'heure plus tard, je suis chez moi, Athos n'est pas là, je commence alors à prospecter en voiture toutes les routes et les chemins alentours en demandant des renseignements à tous les gens que je rencontre. Entre temps, je reçois deux appels pour des recherches sur des sangliers qui viennent d'être blessés. Mes correspondants sont compréhensifs, il vont contacter d'autres conducteurs de chien de sang car il est hors de question que je quitte les lieux avant d'avoir récupéré le chien.

 

A 13 h, alors que j'ai étendu ma recherche aux portes de Belfort, Evelyne m'appelle : "rejoins moi vite à la clinique vétérinaire, j'ai récupéré Athos mais il n'est pas bien". Merde, que s'est-il passé ? Elle ne m'en dit pas plus, je sens du trémolo dans sa voix. Je suppose qu'elle a trouvé le chien en rentrant chez elle, il devait être sur la couverture que j'ai laissée, il devait avoir froid tout simplement.

 

Je suis sur le parking du véto avant elle, l'attente ne dure que 5 mn mais elle me paraît une éternité. Enfin la voilà, je découvre alors le chien sur le siège arrière, il est enveloppé dans la parka qui a servi à le transporter, il est recroquevillé sur lui-même, sans aucune réaction, comme s'il avait les reins cassés. Collision ? Charge de sanglier ?

  

Le vétérinaire qui l'a pris en charge pose le chien au sol, il ne peut plus bouger les pattes, même sa tête ne tient pas droite. Le premier diagnostic est : "traumatisme crânien avec perte de connaissance". La panique m'envahit un peu car je ne comprends pas comment cela a pu arriver. En plus je pense à Sandrine car elle tient à Athos plus qu'à la prunelle de ses yeux.

 

Alors que le vétérinaire poursuit les examens, Evelyne m'explique avoir trouvé Athos assis immobile au milieu des prés. Voulant le mettre sur pattes, elle a donné une petite impulsion sur son collier et là, catastrophe, le train arrière a refusé de suivre et le chien s'est écroulé sur le côté. Elle a immédiatement redouté une atteinte aux organes internes ou à la colonne car aucun signe extérieur de blessure n'était visible. Alors elle l'a emmailloté dans sa polaire et a regagné la maison à 1,5 km de là. Athos s'est laissé porter comme un colis, poids inerte que seul un bruit de respiration rattachait à la vie.

 

Nous passons immédiatement en salle de radio, aucune fracture n'est décelée, presqu'en même temps les résultats de la prise de sang tombent, le chien est complètement déshydraté, son taux de glycémie est à 0,20 et il est en hypothermie. Cet état général l'a plongé dans le coma, il faut d'urgence le mettre sous perfusion.

    

Je pense que vous imaginez aisément la conversation téléphonique qui s'ensuit avec sa patronne... sans commentaire !

 

C'est la tête complètement ailleurs qu'Evelyne et moi quittons la clinique vétérinaire sans savoir si le chien pourra être sauvé. Elle m'avouera le lendemain qu'elle a dû s'arrêter en route pour déverser un flot de larmes. Quel drôle de Noël !

 

A 17 h, je contacte la clinique, Athos est encore trop faible, je ne peux pas venir le chercher, il faut attendre demain. Seul point positif, il ne tremble plus. J'arrive à persuader Sandrine de ne pas prendre la voiture pour rentrer, cela ne servirait à rien, nous ne pouvons qu'attendre, attendre et espérer que le Père Noël n'oublie pas Athos !

 

Je rappelle les personnes qui m'ont contacté pour les recherches, un des deux sangliers a été retrouvé, il était encore vivant avec une balle de ventre, fatale à plus ou moins long terme. Ce sera la seule bonne nouvelle de la journée.

 

Comme convenu, le lendemain à 10h, je reprends contact avec le vétérinaire, Athos va bien, je peux venir le chercher, OUF ! c'est enfin Noël !

 

Le miracle est accompli, il porte le doux nom d'Evelyne, car sans elle, Athos, déjà en hypothermie lorsqu'elle l'a trouvé, serait assurément mort dans les heures qui ont suivi.

 

En plus de 40 ans de permis, je n'avais jamais connu ou entendu parler d'un cas pareil. En fait, Athos a chassé toute la matinée en faisant de gros efforts, il est allé jusqu'au bout de lui même jusqu'à s'effondrer le long d'un petit fossé, là où par miracle Evelyne l'a découvert. A plusieurs reprises, je l'avais "corné" à moins de cent mètres, mais il ne pouvait plus bouger, ses forces l'avaient abandonné, le vent et le froid ont contribué à rapidement entraîner son coma. Ca devait être terrible pour lui car il devait m'entendre battre le rappel, il devait avoir envie de me rejoindre, mais il ne le pouvait pas.

 

Alors oui, c'est un miracle, d'abord qu' Evelyne n'ait sorti Tosca qu'à midi, au moment même où je passais devant chez elle, puis qu'elle ait découvert Athos, car cela équivalait en gros à chercher une aiguille dans une botte de foin. De mon côté, je n'ai jamais imaginé que le chien ait pu connaître ce genre de problème et avec les minutes qui défilaient je le cherchais de plus en plus loin car j'avais surtout peur qu'il ne se retrouve sur les grandes routes qui sillonnent le coin comme ça lui était déjà arrivé à plusieurs reprises.

 

Je ne vous raconte pas les retrouvailles avec Sandrine, mais je peux vous dire que les larmes ont coulé plus abondamment que le champagne dans les flûtes du soir du réveillon !

   

Nous ne remercierons jamais assez Evelyne, Athos lui s'en est chargé le lendemain avec moult léchouilles alors qu'il est d'habitude très réservé.

  Recueillement

Photo prise au printemps dernier au cours d'une balade avec Evelyne : il paraît maintenant évident que c'est elle qui est chargée des miracles à Buc !

 

voeux 2012

Il y a quelques jours, nous avions pris cette photo pour les cartes de voeux de l'UNUCR 90 ; sans nous le dire nous avons chacun de notre côté craint que ce soit la dernière fois qu'ils étaient réunis tous les quatre.

 

C'est un véritable miracle, mais un miracle dont nous nous serions bien passés !

 

Michel

 

 

Par UNUCR 90 - Publié dans : Teckels
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 08:48

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