Partager l'article ! De maïs en maïs...: Après celui de Haute-Saône (article précédent), c'est en Alsace que nous nous trouvons le 21 août pour délocaliser le ...
"Le fondement des
droits des animaux devrait être la règle d'or : nous devons les traiter comme nous aurions aimé l'être si une quelconque autre espèce avait joui de notre position
dominante."
Christine Stevens, fondatrice de l'Animal Welfare Institute
QUELQUES MOMENTS DE LA VIE DE 2 CONDUCTEURS PASSIONNES PAR LA RECHERCHE DU GIBIER
BLESSE...
Après celui de Haute-Saône (article précédent), c'est en Alsace que nous nous trouvons le 21 août pour délocaliser les sangliers.
Les maïs s'étendent à perte de vue dans cette petite localité située au Sud de Colmar. La météo ayant annoncé des températures très élevées, nous avons rendez-vous à 6 heures à la ferme de Thomas.
Une fois les consignes données par Laurent, nous prenons place dans les remorques pilotées par les enfants de Thomas, Max et Anna. C'est assez folklorique car l'une des 2 est tirée par un tracteur remontant à l'époque de Mathusalem. Il est équipé d'un moteur diesel qui ne possède qu'un seul cylindre et son homologue, qui le précède, doit lui donner régulièrement un petit coup de main pour qu'il puisse avancer !
C'est dans la gaieté que ce petit train de tracteurs dépose ses passagers au fur et à mesure.
Trois d'entres nous auront la chance de voir la situation d'en haut puisque des miradors ingénieux et légers sont mis en place en trente secondes seulement.
Quelques minutes plus tard, les rabatteurs et leurs chiens entrent en piste. Cette première parcelle n'abritait pas de sanglier, mais de nombreux renards et lièvres.
La deuxième traque sera plus bénéfique puisqu'une bête sera prélevée par Nicolas, dit "Peps". Nous verrons aussi des laies accompagnées de leurs petits encore rayés.
A 11 heures, nous décidons d'arrêter, les chiens sont au bord de l'épuisement, l'un d'eux ayant même fait un malaise dû à un coup de chaud.
Le temps de rentrer, chiens et hommes peuvent enfin se rafraîchir avant de déguster les grillades préparées par Thomas et Marie.
Après avoir également profité du barbecue, Thaïs, Volga, Athos et Falko ont aussi apprécié les caresses de Max et Anna.
Merci à eux pour leur accueil.
Trois jours plus tard, c'est dans le Territoire de Belfort que nous allons intervenir. En effet, depuis déjà une dizaine de jours, un agriculteur a remarqué des dégâts dans un de ses champs pourtant protégé par une clôture électrique.
Une visite approfondie révèle que des sangliers sont effectivement présents et que les dégâts arrivent à la limite du
tolérable. Une chicane est mise en place sur un côté de la clôture pour permettre aux animaux de sortir sans recevoir une décharge électrique, puis un haut-parleur branché sur la radio
pour les effrayer. Il se déclenche la nuit, toutes les quatre minutes. Mais rien n'y fait !
Cette culture se trouvant dans une réserve de chasse, il n'y a pas d'autre alternative que de demander
l'aval des autorités. Dès l'autorisation préfectorale en poche, il convient de trouver des rabatteurs qui acceptent de venir avec leurs chiens tout en sachant qu'il s'agira simplement de
décantonner les animaux. Tous acceptent sans sourciller, ce sont des habitués de ce genre de situation et ils sont rassurés par le fait que deux d'entre nous seront armés. C'est toujours délicat
d'intervenir dans les maïs, surtout avec beaucoup de chiens.
A 7h30, tous les acteurs de cette matinée sont présents et chacun prend acte des consignes sauf Jean-Pierre qui préfère s'entretenir avec Geneviève, la propriétaire du champ... Sacré Jean-Pierre !
Trente minutes plus tard, la partie de cache cache commence.
Malgré le nombre important de chiens et de traqueurs, deux passages seront necessaires pour faire sortir une dizaine de sangliers. Il restera quelques marcassins à l'intérieur, mais nous savons qu'ils sortirons dès que le calme sera revenu.
Leurs mères (les deux seuls "gros" apperçus par les observateurs) sont sorties les premières en laissant la marmaille jouer au chat et à la souris entre les raies de maïs. En une heure, la mission est accomplie, tous les chiens récupérés sans aucun bobo.
Saluons au passage la lucidité de tous les intervenants qui ont accepté que cette intervention se fasse sans tir d'animaux, il n'y avait d'ailleurs aucune raison valable de le faire. Heureusement d'ailleurs car seules les deux laies étaient "tirables" ce qui aurait entraîné évidemment la mort à plus ou moins long terme d'une douzaine d'orphelins. Bonjour la pub !
Alors que nous rejoignons les voitures, des riverains nous signalent la présence de trois marcassins enfermés dans le parc d'une habitation.
En pratiquant une ouverture dans le grillage, nous parvenons doucement à les faire sortir. Ils ont vite pris la poudre d'escampette et se souviendront certainement de cette matinée mouvementée dont ils se seraient sans doute bien passée ! VOIR LA VIDEO A LA FIN