Encore un bel exemple pour rappeler que sans eux nous ne serions rien.

 

La semaine dernière, nous participions à une battue de décantonnement avec tir dans une zone péri-urbaine où des sangliers se sont établis en nombre depuis plusieurs mois. Les dégâts qu'ils occasionnent ont contraint les deux sociétés de chasse concernées à s'unir pour les "exproprier" avec un maximum d'efficacité et sans danger pour les riverains.

 

La zone concernée, traversée par une rivière est faite de marécages, roseaux, tourbières qui rendent la progression très difficile.c12

 

 trevchat4

trevchat2trevchat3trevchat7Une dizaine de traqueurs se partage la partie droite du cours d'eau, quant à notre groupe (5 traqueurs), il est chargé de la partie gauche. Très peu sont armés et les tirs ne se feront que pour protéger les chiens ou achever un animal aux abois.

 

En arrivant en bout de traque, notre petit groupe rencontre un posté qui dit avoir blessé un sanglier. Il nous donne la direction de fuite que nous inspectons scrupuleusement en progressant en éventail en vue de trouver des indices.

 

Au bout d'une centaine de mètres, nous arrivons sur une piste cyclable sans avoir découvert une seule goutte de sang. Il est vrai qu'après avoir été blessé, l'animal a traversé la rivière lavant temporairement sa blessure.

 

Nous envisageons une recherche pour le lendemain matin car dans moins d'une heure il fera nuit.

 

Nous regagnons tranquillement le parking par la piste cyclable, lorsque qu'après une centaine de mètres, les trois chiens de Loïc, Ludo et Christian (en laisse) se dressent sur les pattes arrière en direction d'un talus recouvert de ronces : nous pensons tous à l'animal blessé.

 

Tandis que Ludo grimpe le talus pour aller voir de plus près, Loïc et moi (seuls armés) prenons place de part et d'autre, les chiens sont gardés en laisse.

 

Une fois sur la crête, Ludo, du haut de ses 1,80 m, nous confirme la présence d'un sanglier allongé dans les ronces la tête tournée dans ma direction. Il parvient à se frayer un passage mais n'arrive pas à savoir si l'animal est mort ou pas, impossible de voir s'il a les yeux ouverts ou fermés car sa tête est enfouie dans les ronces.

 

Avec bien du mal il parvient jusqu'à la bête dans laquelle il plante sa dague dans la région du coeur. Réaction immédiate : le sanglier bien vivant se retourne contre lui et déguerpit en emportant la dague. Une seconde plus tard, le tir de Loïc, à deux mètres, met fin à sa cavale.

 

La blessure initiale se situe au bas d'une patte arrière qui ne tenait plus que par un bout de peau. Il devait souffrir énormément, ce qui explique qu'il n'a pas bougé alors qu' il avait largement le temps de fuir avant que nous puissions être sur lui : il nous avait entendus depuis longtemps et avait senti les chiens, mais il est resté, tentant sans doute de "faire le mort".

 

Alors merci les chiens de nous l'avoir signalé car il n'est pas certain que la recherche du lendemain aurait abouti. 

 

Ca valait bien la petite vidéo ci-dessous ! Pour ceux qui n'arrivent pas à la lire, allez sur Dailymotion, dans la fenêtre "recherche" tapez: Le sanglier part avec la dague.

  Michel

Par UNUCR 90 - Publié dans : Recherches
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 15:23
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Commentaires

joli reportage. J'y étais.bien vu la séquence filmée.
Commentaire n°1 posté par françois le 10/12/2011 à 21h03

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