Teckels

 

Nous vous avons parlé précédemment des équipes chiens-conducteurs que nous suivons et conseillons depuis plusieurs mois. Et bien ça y est, le premier des 4 tandems est arrivé au bout !

 

En effet, Erwen et Xavier de Montpellier se sont brillamment illustrés samedi 12 mai au domaine des orgues, dans le Var, en empochant un premier prix.

 

Xavier et nous, c'est une longue histoire qui dure depuis plus de deux ans. Tout comme Sandrine de la Gironde, il nous avait contacté via le blog pour obtenir des conseils sur l'entraînement d'Erwen sur piste artificielle. On le sentait hyper motivé, mais également stressé de devoir se présenter un jour à l'épreuve.

 

Après plusieurs échanges de mails et de coups de fil, nous lui avons proposé de se mettre en rapport avec le délégué UNUCR ou un des conducteurs de son département pour un suivi plus proche, et de s'inscrire au stage. Malheureusement, les occupations des uns et des autres ont rendu la tâche difficile et Xavier a souhaité poursuivre sa progression comme il l'avait commencée, c'est à dire avec nous.

 

Le gros problème, c'est qu'il fallait pouvoir visualiser leur travail sur le terrain, tout le blabla au travers des messages ne peut pas remplacer le suivi en direct. Qu'à celà ne tienne, Xavier nous a envoyé de nombreuses vidéos qui nous ont permis de constater qu'effectivement Erwen travaillait fort bien. Nous avons découvert une chienne passionnée, extrêmement rapide et avide de ce genre d'exercice. Sincèrement, leur complicité méritait le détour.

 

Il y a un an, nous avons estimé que ce couple était prêt pour l'épreuve à 20 heures et nous lui avons conseillé de s'incrire rapidement. A cette époque, une place était disponible à Laguiole, Xavier l'a prise. Mais voilà qu'au dernier moment, patatras, notre ami terrassé par la trouille annule sa candidature.

 

De notre côté, la déception a été très grande car cela représentait plusieurs mois d'engagements mutuels qui s'effondraient. Nous n'avons alors certainement pas ététendre avec lui et nos échanges se sont momentanément interrompus.

 

Au bout de deux mois de silence, Xavier s'est à nouveau manifesté, alors nous avons accepté de poursuivre l'aventure mais à condition qu'il nous assure, cette fois, qu'il ne nous lâcherait pas au dernier moment. Peu importe qu'il obtienne un résultat ou pas, mais au moins qu'il passe l'épreuve.

 

Au vu des films qu'il nous envoyait, nous sentions bien qu'Erwen était au top, il fallait juste que son maître réussisse à vaincre sa propre peur.

 

A quelques jours de ce 12 mai, nous recevions une vidéo de leur dernier entraînement montrant Erwen bouclant le parcours d'un kilomètre en moins de 13 minutes, c'est exceptionnel !

 

Après les traditionnels encouragements, nous avons rappelé à Xavier de prendre plusieurs rouleaux de PQ dans ses bagages, quelques feuilles pour baliser la piste et tout le reste pour lui...

 

Toute la journée du samedi, nous avons essayé de le joindre sans succès. Nous avons pensé alors qu'ils avaient échoué et que Xavier avait coupé son portable.

 

Il est vrai que le terrain sur lequel se déroulait l'épreuve est très giboyeux (sangliers (90 sont tirés à l'arc chaque saison), chevreuils, daims et mouflons) en plus, ce jour là, la température affichait 31 degrés. Un des trois juges n'était autre que notre amie Danielle Cacard, première vice-présidente du Club des Amateurs de Teckels et présidente de l'Association pour la Recherche du Grand Gibier Blessé. Erwen lui a imposé un train d'enfer sous un soleil de plomb, d'autant plus qu'ils ont commencé tard à 11h40 pour la piste n°4 dont il avait hérité au tirage au sort.

 

Enfin, à 22h30, le téléphone sonne, ils ont réussi. Xavier est sur un nuage, son rêve était de devenir conducteur, il va désormais pouvoir l'être, BRAVO !

 

Notre satisfaction est grande, tout ceci n'a pas été simple mais cette expérience nous montre que c'était possible et que l'aventure méritait d'être vécue même si nous pensions le contraire au début.

 

Depuis, Xavier ne cesse de nous abreuver de mails concernant les recherches au naturel, la question récurrente est : "faut-il lâcher le chien ou pas ?".Alors là Xavier, sur ce sujet, il faudrait en écrire trois pages mais nous nous contenterons de quelques lignes.

 

Lâcher, c'est l'éternel problème car il faut que cela se fasse en toute sécurité pour le chien. Tout d'abord, il faut investir dans un collier émetteur, ensuite, il faut être sûr que le chien va rattraper, coiffer ou mettre au ferme l'animal de recherche et lui seul. Il faut être assuré également que la blessure représente un handicap certain pour l'animal et que cette blessure le conduira irrémédiablement à la mort à plus ou moins long terme. Nous nous sommes posés un jour la question sur un sanglier que nous avons pris et qui avait seulement une balle de tendon, cette blessure était certes très douloureuse mais, en serait-il mort ? Notre rôle est d'achever essentiellement les animaux dont la blessure va les conduire à la mort.

 

Lâcher, évidemment, augmente les chances de prises, mais à quel prix ? Un teckel comme Erwen mettra beaucoup plus de temps pour rejoindre l'animal qu'un grand chien. En outre, si tu interviens à plusieurs dizaines de kilomètres de chez toi dans un secteur que tu ne connaîs pas, lâcher devient compliqué si la poursuite dure longtemps. Il faut alors être certain qu'il n'y ait pas de grands axes routiers ou ferroviaires, fleuves ou rivières à gros débit, etc

 

La valeur d'un conducteur et de son chien ne se juge pas au résultat des réussites en fin d'année, un conducteur doit accepter tous les appels, ne pas trier à l'avance les bonnes ou les mauvaises recherches, il doit être disponible pour tout le monde et pas seulement pour ses amis ou les grandes chasses qui lui font des courbettes.

 

Tu auras à signer bientôt le code d'honneur de l'UNUCR, lis le bien, on te demande simplement d'être fidèle à l'engagement que tu as pris.

 

Alors, lâcher ? Pour cette fois, nous ne pourrons pas te donner de conseils, fais comme tu le sens, la décision t'appartient et à toi seul.

 

Pour terminer enfin, nous te dirons qu'au delà de tout ça, il y a eu cette aventure humaine que nous avons vécu ensemble, il y a eu des hauts et des bas, ta réussite est un peu aussi la nôtre mais elle a été largement facilitée par une Erwen au dessus du lot. Alors, maintenant que tu as concrétisé ton voeux le plus cher, nous te souhaitons la bienvenue dans la grande famille des conducteurs de chien de sang avec seulement un petit regret tout de même, celui que tu n'habites pas dans notre petit coin mais c'est tant mieux pour l'UNUCR de l'Hérault.

 

Xavier et Erwen ont donc ouvert le bal, dans 3 jours ce sera au tour de Patrice et Messie, suivis de Raphaël et Gipsy dans le Haut-Doubs puis le mois prochain, celui de Sandrine et Fidji.

 

Alors, MERDE à vous tous et rappelez vous que tout en surveillant le comportement du chien,

 

FAITES LUI CONFIANCE !Erwen Xavier

Erwen et Xavier de retour à la maison

Par UNUCR 90 - Publié dans : Teckels
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 17:27

Ceux qui nous connaissent ou suivent depuis longtemps nos aventures sur le blog doivent se souvenir de toutes les mésaventures qu'a vécues Athos, le chien de Sandrine, au cours des périodes de chasse : quasiment une journée entière en équilibre sur un tronc d'arbre au dessus d'une rivière en crue avant qu'on ne puisse le localiser et le récupérer, trois jours de cavale après avoir poursuivi une compagnie de sangliers (récupéré à 15 km du point de départ), combien de fois retrouvé sur la route plusieurs heures après la fin des battues... et j'en passe. Il aurait fallu l'équiper d'un collier émetteur si nous avions continué à chasser de façon régulière, mais comme nous le sortons de moins en moins en raison de l'augmentation des demandes de recherches d'animaux blessés nous en sommes restés au traditionnel collier fluo. 

Athos 

Pourtant en ce 24 décembre 2011, un collier de repérage aurait été très utile... 

  

Plantons tout d'abord le décor : nous voilà le jour de l'année où tout le monde s'affaire aux préparatifs de Noël, dans quelques heures ce sera le grand soir des rencontres familiales par excellence avec les échanges de cadeaux et le traditionnel festin dont les dindes se passeraient bien !

  

Ce matin, en ce qui me concerne, je rejoins un groupe d'amis pour une matinée de chasse qui se veut sympathique, sans aucun objectif de tableau, juste pour sortir un peu. Malheureusement, à 8 h, nous ne sommes que trois au rendez-vous de cette petite ACCA du Territoire de Belfort limitrophe avec le département de la Haute-saône.

Depuis Mandrevillars 

Le vent d'Ouest qui a soufflé très fort toute la nuit a certainement dissuadé les autres Nemrods restés bien au chaud dans leurs pénates en attendant de passer aux choses sérieuses plus tard dans la soirée. Il est vrai que le temps n'est pas engageant, il fait froid (2 ou 3°C maxi) dans une atmosphère très humide, mais heureusement la pluie a cessé au lever du jour.

 

Un quart d'heure après le rendez-vous, force est de constater qu'il ne faut plus espérer l'arrivée de renfort. Naturellement, les consignes sont alors vite données et les postes tout aussi vite distribués. Il ne nous reste plus qu'un chevreuil à tirer, quant aux sangliers, mis à part le respect des laies suitées, libre choix nous est donné quant au prélèvement.

 

Je vais donc traquer seul avec Athos. Sandrine me l'a laissé en garde pour passer les fêtes dans sa famille à 300 kilomètres de là.

 

A 8h30, je démarre en passant vers Pierrot resté "en retour" à la queue d'un étang. Dans ce secteur il y a de l'eau partout et, en raison des fortes pluies qui se sont abattues depuis la veille, même les fossés débordent.mir1

Athos ne met pas longtemps pour lever le premier chevreuil. Il est tiré et manqué, comme d'habitude (n'ayons pas peur des mots !), par Robert pourtant toujours posté là où il faut. Le chien poursuit sa menée chez les voisins, mais 5 mn plus tard, je perçois le son de sa voix, il nous ramène la bête.

 

Malgré un sprint d'une centaine de mètres, j'arrive trop tard, juste pour voir passer Athos, le chevreuil qui semble avoir beaucoup d'avance prend la décision de quitter le bois pour aller faire un large tour en plaine. Après une grande boucle à découvert, il revient en forêt presque à l'endroit où il a été levé. C'est là que le chien décide d'arrêter la poursuite qui a duré environ ¾ d'heure. Je le récupère, corne la fin de traque et rejoins le lieu de rendez-vous. Robert et Pierrot saluent le travail et la persistance du chien malgré les difficultés "aquatiques" qui se sont présentées à lui tels que ruisseaux, fossés gorgés d'eau et parcelles de bois inondées. J'en fais part à Sandrine qui ne cache pas sa fierté !

 

Nous décidons de traquer une autre partie de bois en limite de la Haute-Saône car de nombreuses détonations viennent de se faire entendre. Manifestement des bêtes noires sont sur pied et nous sommes sur leur parcours si elles décident de venir dans cette direction.

 

Dès les premiers mètres, je fais voler la deuxième bécasse de la matinée, Athos est déjà loin devant moi lorsqu'il lève deux chevreuils qui passent encore une fois vers Robert, cette fois il n'a pas tiré, car "ils allaient trop vite !". Oui, déjà que quand ils ne vont pas vite, c'est loupé, alors, dans ce cas là, c'est toujours une cartouche d'économisée... 

 

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Image d'archive

 

Je termine la traque seul car Athos est parti loin avec les animaux. A 11h, nous sommes tous les trois revenus aux voitures et bien que j'aie corné plusieurs fois, le chien ne revient toujours pas. Aucune inquiètude de ma part car il nous a habitués à des retours tardifs.

 

Trente minutes plus tard, je me renseigne auprès d'un promeneur, il a vu le chien en plaine, vers un étang, il partait en direction du village où j'habite en Haute-Saône. Je me rends immédiatement dans cette direction et je m'époumone à la pibole depuis un promontoire qui domine toute la vallée, je suis persuadé qu'il doit m'entendre ; bien sûr il m'entend, mais j'ignore qu'à cet instant il ne peut déjà plus ni bouger, ni aboyer. Alors j'imagine que le chien est hors de portée du son de ma cornette.

 

A 12h, toujours rien, je décide alors de rentrer chez moi des fois que le chien y soit déjà, en espérant qu'il ait pu passer entre les voitures, ce n'est pas la bonne heure et nous sommes à 5 mn du centre ville de Belfort, ça circule beaucoup.

 

Je dépose une couverture au lieu de rendez-vous du matin puis je quitte les lieux. C'est à ce moment là, me semble-t-il, que va se produire la première partie du miracle. En effet, j'ai la chance inouïe de croiser Evelyne qui part promener Tosca. Habituellement, elle sort sa chienne beaucoup plus tôt, mais aujourd'hui, une voix intérieure avait dû lui souffler d'attendre...

 

Un quart d'heure plus tard, je suis chez moi, Athos n'est pas là, je commence alors à prospecter en voiture toutes les routes et les chemins alentours en demandant des renseignements à tous les gens que je rencontre. Entre temps, je reçois deux appels pour des recherches sur des sangliers qui viennent d'être blessés. Mes correspondants sont compréhensifs, il vont contacter d'autres conducteurs de chien de sang car il est hors de question que je quitte les lieux avant d'avoir récupéré le chien.

 

A 13 h, alors que j'ai étendu ma recherche aux portes de Belfort, Evelyne m'appelle : "rejoins moi vite à la clinique vétérinaire, j'ai récupéré Athos mais il n'est pas bien". Merde, que s'est-il passé ? Elle ne m'en dit pas plus, je sens du trémolo dans sa voix. Je suppose qu'elle a trouvé le chien en rentrant chez elle, il devait être sur la couverture que j'ai laissée, il devait avoir froid tout simplement.

 

Je suis sur le parking du véto avant elle, l'attente ne dure que 5 mn mais elle me paraît une éternité. Enfin la voilà, je découvre alors le chien sur le siège arrière, il est enveloppé dans la parka qui a servi à le transporter, il est recroquevillé sur lui-même, sans aucune réaction, comme s'il avait les reins cassés. Collision ? Charge de sanglier ?

  

Le vétérinaire qui l'a pris en charge pose le chien au sol, il ne peut plus bouger les pattes, même sa tête ne tient pas droite. Le premier diagnostic est : "traumatisme crânien avec perte de connaissance". La panique m'envahit un peu car je ne comprends pas comment cela a pu arriver. En plus je pense à Sandrine car elle tient à Athos plus qu'à la prunelle de ses yeux.

 

Alors que le vétérinaire poursuit les examens, Evelyne m'explique avoir trouvé Athos assis immobile au milieu des prés. Voulant le mettre sur pattes, elle a donné une petite impulsion sur son collier et là, catastrophe, le train arrière a refusé de suivre et le chien s'est écroulé sur le côté. Elle a immédiatement redouté une atteinte aux organes internes ou à la colonne car aucun signe extérieur de blessure n'était visible. Alors elle l'a emmailloté dans sa polaire et a regagné la maison à 1,5 km de là. Athos s'est laissé porter comme un colis, poids inerte que seul un bruit de respiration rattachait à la vie.

 

Nous passons immédiatement en salle de radio, aucune fracture n'est décelée, presqu'en même temps les résultats de la prise de sang tombent, le chien est complètement déshydraté, son taux de glycémie est à 0,20 et il est en hypothermie. Cet état général l'a plongé dans le coma, il faut d'urgence le mettre sous perfusion.

    

Je pense que vous imaginez aisément la conversation téléphonique qui s'ensuit avec sa patronne... sans commentaire !

 

C'est la tête complètement ailleurs qu'Evelyne et moi quittons la clinique vétérinaire sans savoir si le chien pourra être sauvé. Elle m'avouera le lendemain qu'elle a dû s'arrêter en route pour déverser un flot de larmes. Quel drôle de Noël !

 

A 17 h, je contacte la clinique, Athos est encore trop faible, je ne peux pas venir le chercher, il faut attendre demain. Seul point positif, il ne tremble plus. J'arrive à persuader Sandrine de ne pas prendre la voiture pour rentrer, cela ne servirait à rien, nous ne pouvons qu'attendre, attendre et espérer que le Père Noël n'oublie pas Athos !

 

Je rappelle les personnes qui m'ont contacté pour les recherches, un des deux sangliers a été retrouvé, il était encore vivant avec une balle de ventre, fatale à plus ou moins long terme. Ce sera la seule bonne nouvelle de la journée.

 

Comme convenu, le lendemain à 10h, je reprends contact avec le vétérinaire, Athos va bien, je peux venir le chercher, OUF ! c'est enfin Noël !

 

Le miracle est accompli, il porte le doux nom d'Evelyne, car sans elle, Athos, déjà en hypothermie lorsqu'elle l'a trouvé, serait assurément mort dans les heures qui ont suivi.

 

En plus de 40 ans de permis, je n'avais jamais connu ou entendu parler d'un cas pareil. En fait, Athos a chassé toute la matinée en faisant de gros efforts, il est allé jusqu'au bout de lui même jusqu'à s'effondrer le long d'un petit fossé, là où par miracle Evelyne l'a découvert. A plusieurs reprises, je l'avais "corné" à moins de cent mètres, mais il ne pouvait plus bouger, ses forces l'avaient abandonné, le vent et le froid ont contribué à rapidement entraîner son coma. Ca devait être terrible pour lui car il devait m'entendre battre le rappel, il devait avoir envie de me rejoindre, mais il ne le pouvait pas.

 

Alors oui, c'est un miracle, d'abord qu' Evelyne n'ait sorti Tosca qu'à midi, au moment même où je passais devant chez elle, puis qu'elle ait découvert Athos, car cela équivalait en gros à chercher une aiguille dans une botte de foin. De mon côté, je n'ai jamais imaginé que le chien ait pu connaître ce genre de problème et avec les minutes qui défilaient je le cherchais de plus en plus loin car j'avais surtout peur qu'il ne se retrouve sur les grandes routes qui sillonnent le coin comme ça lui était déjà arrivé à plusieurs reprises.

 

Je ne vous raconte pas les retrouvailles avec Sandrine, mais je peux vous dire que les larmes ont coulé plus abondamment que le champagne dans les flûtes du soir du réveillon !

   

Nous ne remercierons jamais assez Evelyne, Athos lui s'en est chargé le lendemain avec moult léchouilles alors qu'il est d'habitude très réservé.

  Recueillement

Photo prise au printemps dernier au cours d'une balade avec Evelyne : il paraît maintenant évident que c'est elle qui est chargée des miracles à Buc !

 

voeux 2012

Il y a quelques jours, nous avions pris cette photo pour les cartes de voeux de l'UNUCR 90 ; sans nous le dire nous avons chacun de notre côté craint que ce soit la dernière fois qu'ils étaient réunis tous les quatre.

 

C'est un véritable miracle, mais un miracle dont nous nous serions bien passés !

 

Michel

 

 

Par UNUCR 90 - Publié dans : Teckels
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 08:48

C'est ce qu'ont vécu le week-end dernier Jean-Pierre et sa famille ainsi que ses amis chasseurs.

 

Mais présentons d'abord les acteurs de ce mauvais scénario dans leur élément famillial :

v3

Poly, Voyou, Vanille et Etoile 

 

v1Voyou et Vanille, toujours complices pour des pitreries

 

Nous nous posions tous la même question : va-t-on pouvoir les sortir de là ? Sont-ils blessés ? et forcément, sans que personne n'ose le dire, sont-ils morts ?

 

Il est vrai que la situation n'est pas reluisante : Vanille et son frère Voyou ont choisi samedi vers 11h de pousuivre un renard qui a eu la malencontreuse idée de se trouver dans les parages. Nos deux teckels l'ont débusqué et poursuivi jusqu'à sa dernière retraite : de longues et profondes galeries d'une ancienne carrière.

 

Ce genre de situation est connu et redouté de tous les chasseurs qui possèdent des teckels, fox et autres jagd-terriers, mais lorsque malheureusement le problème se pose réellement, l'angoisse est immense et c'est malheureusement le cas pour Jean-Pierre qui n'a jamais connu ce genre de mésaventure en plus de 20 ans.

 

On le sait bien, il faut creuser et creuser encore, mais là, c'est différent, il n'y a pas que de la terre, il y a des roches et des galeries en forme de puits. Alors creuser, oui, mais va t-on pouvoir ?

 

A 11h30, les chasseurs entendent Vanille non loin d'une entrée, elle gémit, elle doit être paniquée mais l'important est qu'elle soit localisée. Les pelles, les pioches, les barres à mine entrent en action. Ca creuse de toute part, finalement un peu à l'aveuglette par manque d'information car Vanille a cessé de répondre aux appels.

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Démarrage des travaux

 

Vers 16h30, répondand à son appel, nous rejoignons Jean-Pierre et ses compagnons. Immédiatement nous comprenons que la situation délicate en raison des roches mêlées à la terre. Combien de chiens, dans la même situation, sont restés au fond coincés par des éboulis ? Nous sentons un peu d'abattement, mais tout de même du courage à revendre chez ces "forçats volontaires".

 

Nous décidons de conduire Thaïs sur place pour voir si elle peut nous indiquer un endroit plutôt qu'un autre. Ca paye puisqu'elle nous montre précisement une galerie, elle gratte pour agrandir le trou et coupe les racines avec ses dents. Cela peut avoir plusieurs sens, soit elle sent le renard, soit elle veut rejoindre les chiens. Qu'importe, c'est là que ça se tient.

 

Dans le même temps nous contactons Xavier, un ami déterreur qui nous dit : "sortez de la zone et laissez le silence s'établir sinon les chiens ne se manifesteront pas !" . C'est un peu ce que Jean-pierre avait envisagé et les conseils de Xavier sont alors suivis immédiatement. Nous regagnons le chalet, tout le monde essaye de se rassurer, mais personne n'ose dire ce qu'il pense vraiment, au moins devant notre ami. Le sauvetage va s'avérer compliqué et va certainement demander de grands moyens.

 

Le lendemain matin, même si le téléphone nous brûle les doigts, nous préférons attendre que ce soit Jean-Pierre qui appelle, de toute façon, s'il ne l'a pas fait c'est que pour l'instant la situation n'a pas évolué.

 

 A 10h, enfin, il nous dit avoir entendu Vanille gémir. Il l'estime à un ou deux mètres en dessous du trou indiqué par Thaïs, ils vont continuer à creuser en contournant la roche.

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Vanille n'est plus très loin

 

Une heure plus tard, nouvel appel, elle est sauvée, ils partent chez le véto, mais pas de nouvelle de son frère. Faut dire que Voyou est plus costaud, il a certainement du mal à progresser dans les boyaux. Il ne peut pas creuser et les roches risquent de lui barrer la sortie à jamais.v2

 

 Enfin à l'air libre !

 

Nouveau coup de fil en début d'après-midi, Vanille n'a, si on peut dire, qu'une prémolaire cassée et des trous de crocs sur le museau. Ses blessures sont faites par un blaireau et non un renard. Les galeries sont grandes et peuvent être habitées par plusieurs espèces différentes.

 

Vers 16 h, soit plus de 24 heures après, on va dire que le miracle se produit car c'est au tour de Voyou de sortir enfin de ce piège naturel. Il s'est dégagé tout seul en suivant certainement avec beaucoup de mal les traces de sa soeur. Il a eu la chance de rencontrer Jean-Claude, le garde de l'ACCA venu assurer la surveillance. Par chance deux amies de la famille qui se trouvaient dans le secteur au même moment on pu aider Jean-Claude qui n'avait d'autre solution que de descendre dans le puit pour en sortir le chien. Ca c'est un sauvetage !

 

v(-copie-1Fatigué, blessé, mais dehors !

 

Pour Voyou, c'est nettement plus grave, la mâchoire est fracturée, cinq dents ont disparu, sa tête a doublé de volume à cause de l'infection dûe au crocs puissants d'un blaireau.

 

A l'heure où nous écrivons ces lignes (mercredi 19 octobre), il est toujours sous perfusion dans la journée à la clinique vétérinaire et revient chez lui le soir.

 

Voilà, nous avons connus aussi l'angoisse de ces nuits où nos compagnons ne sont pas rentrés sans savoir vraiment où les chercher. Nous avons connu aussi cette tristesse de ne plus savoir quoi faire pour les retrouver. Cette fois cela ne s'est pas trop mal passé, souhaitons surtout que nos deux aventuriers retiennent la leçon. Ce que nous retiendrons nous c'est le formidable élan de soutien en faveur de Jean-Pierre et ses proches et la mobilisation dont tous ses chasseurs ont fait preuve pour l'aider.

 

Vanille ne gardera de cette aventure qu'un mauvais souvenir mais pour Voyou il lui faudra attendre d'être parfaitement remis pour de nouveau arpenter les bois.

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La zone d'intervention a été sécurisée avant le départ

 

 

 

Par UNUCR 90 - Publié dans : Teckels
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 13:42

Et oui ! Depuis quelques jours, deux futurs chiens de sang ont rejoint leur nouvelle demeure.

 

Tout d'abord, honneur aux dames oblige, nous vous présentons une magnifique demoiselle, dont le nom, Goodlux, pourrait nous faire penser qu'elle est certainement issue d'un petit village Gaulois célèbre pour sa résistance !

 

A peine débarquée, Goodlux semble déjà prête à toutes les pitreries !

goodlux

Catherine, sa patronne Vosgienne et conductrice de renom appréhendait son arrivée et se demandait comment la non moins célèbre Sérusé allait prendre la chose. Allait-elle accepter cette nouvelle venue qui allait considérablement chambouler son train-train quotidien établi depuis 10 ans ?

 

Mais non, les angoisses ont vite disparu car au grand étonnement de Catherine, la doyenne des lieux a même partagé sa couche.

goodlux11

Il y aura sans doute quelques inévitables "remises en place", mais le plus dur est fait, Goodlux a investi les lieux. Souhaitons tout de même qu'avec un nom pareil elle ne soit pas trop exigeante...

goodlux2

Au tour maintenant de Goliath qui vient de prendre ses nouveaux quartiers dans le Doubs chez Walter, frais émoulu du dernier stage UNUCR.

 

S'il tient ses origines de l'antiquité, sans nul doute ce sera un costaud. Néanmoins, la légende nous rappelle qu'il faudra toujours qu'il se méfie de plus petit que lui...

 

Goliath, lui aussi très attendu, a vite compris comment il fallait s'y prendre pour recevoir les caresses des humains.DSCN1219

 

Enfin, il est un peu de la famille puisqu'il est issu du même père que Falko et que sa maman est aussi la tante de Falko.

Goliath Branne juillet 11

Souhaitons que ces deux adorables petites boules de poil deviennent un jour de grands chiens de sang et espérons que Goliath ne rencontre jamais de David, mais autorisons lui, pourquoi pas, d'avoir des goûts de luxe, ou des envies de Goodlux ...! Qui sait ?

 

Par UNUCR 90 - Publié dans : Teckels
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Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 13:06

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